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- CONSTATS ET ANALYSES -
Une société en plan de cession va devoir repartir avec une nouvelle organisation. Elle va mal, elle va très mal........
Souvent, la solution de reprendre l'ancienne organisation semble évidente, mais celle-ci limite les économies et la prise de contrôle des outils d'analyses.
C'est pour cela que nous proposons systématiquement la constitution d'une nouvelle organisation comptable, informatique, de communication, administrative basée sur un outil centralisé (le même que toutes les reprises) pour « prendre le contrôle du fonctionnement et s'assurer de la bonne mise en place des contraintes liées à la reprise et surtout des économies d'échelle immédiates par mutualisation.»
Le compte client repart de zéro, le compte fournisseur aussi.
Le stock est souvent obsolète ou très réduit du fait des efforts précédents la cession en vue d'optimiser le cash par l'administrateur ou l'ancienne équipe.
Il ne faut donc pas compter sur le stock.
La reprise se fait par valorisation très faible des actifs corporels (matériels) et des actifs incorporels (fond de commerce, nom d'enseigne etc.). Le prix d'achat correspond souvent à la valorisation du passif social (ancienneté, avantages, congés payés) qui aurait du être payé par la procédure en cas de licenciement économique.
Il n'est donc pas nécessaire de disposer d'un gros capital pour couvrir les actifs à long terme cédés (achetés par notre entreprise repreneuse).
Par contre, le BFR qui débute à 0 le jour de la reprise, monte rapidement pour atteindre son point maximum en général à trois mois, date de la mise en place de toutes les procédures de réinscriptions, salaires , charges, achats matériels etc.
Le Fond de roulement est souvent égal à zéro si le capital est en corrélation avec l'achat.
Les emprunts à long terme ne peuvent pas se faire. Les organismes de crédits ou investisseurs, ne financent pas une dette à long terme, le BFR.
Les organismes de crédit ne financent pas non plus par principe les reprises à la barre du tribunal. Ils considèrent ces opérations comme plus dangereuses qu'en version IN BONIS. Les méthodes de financement sont par nature incompatibles avec la méthode SRJ.

Le FR peut alors être considéré comme 0.
La conclusion de cette spécificité est que l'investissement immédiat à faire est le BFR, celui-ci étant souvent égal au compte client (compte fournisseur nul, pas de ligne fournisseur pour la nouvelle entreprise sortant de RJ, pas de stock, cash mobilisé).
L'entreprise en SRJ débute avec des clients et du personnel opérationnel, avec un outil de production payé (à ne pas amortir) et des frais de fonctionnements réduits au maximum.
Une sortie de RJ qui ne donne pas dès le premier mois un résultat d'exploitation positif n'est pas une bonne reprise.
En comparaison avec les principes classiques de reprise en IN BONIS,
l'entreprise IN BONIS doit faire la preuve qu'elle va avoir un résultat d'exploitation immédiat positif pour rembourser la dette à long terme en direct ou via des remontées de dividendes.
En cas SRJ, l'entreprise doit faire la preuve qu'elle va avoir un résultat d'exploitation immédiat positif pour rembourser la dette à court terme pendant une période brève.
Le prix de la dette à court terme est plus élevé que la dette à long terme, mais la période est plus longue et on paye le risque.
Le remboursement de la dette à court terme est quasi sans risque pour le banquier car protégé par une créance client validée.
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